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L'homme Yeshua


Cet homme : le fils de l'Eternel
 
Conception miraculeuse ?
 
Venir, envoyer, descendre du ciel ?
 
Un Jésus avant Jésus ?
 
Un sang précieux et un corps sans défaut ?





Cet homme : le fils de l'Eternel

La majorité des historiens s'accorde pour valider l'existence historique de l'homme Israélite Yéshua (Jésus) né à Bethléem, selon les évangiles. Nous possédons peu d'informations sur son enfance puisque sa renommée commença pendant son ministère public à l'âge de trente ans, après son baptême dans le Jourdain. C'est de cette manière que débute l'évangile de Marc et Jean. Ses parents Joseph et Marie étaient de simples Israélites vivant de leur activité artisanal, leur garçon eut une enfance ordinaire dans une bourgade sans renom : Nazareth (Matthieu 2:23). L'enfant possédait un très grand intérêt pour l'Eternel, son esprit était tourné vers lui, sa façon de penser surprenait les chefs religieux (Luc 2:42-52). Tout comme Mozart était doué en musique dès son plus jeune âge (trois ans), Jésus excellait dans le domaine de la connaissance du créateur, il se nourrissait de sa pensée pour devenir l'israélite le plus célèbre au monde. La Bible a laissé son emprunte spirituel dans notre histoire et Jésus annonce parfaitement ce que nous devons être au yeux de l'Eternel pour les siècles à venir.
 
Les Hébreux attendaient le Messie, mot qui signifie "oint" en hébreu, et qui est le même que "Christ", qui vient du grec "christos". C'est pour cette raison que Jésus est connu sous le nom de "Jésus-Christ" : il a été oint de l'esprit lors de son baptême. Jésus est un descendant du roi David, de la tribu de Juda (1 Samuel 16:1, Matthieu 1).
Le peuple espérait beaucoup du Messie : il attendait un homme puissant et glorieux qui les délivrerait de la domination romaine et élèverait ainsi la nation d'Israël au-dessus des autres nations. La plupart des religieux de l'époque n'imaginaient pas un homme simple et pacifiste comme Jésus ; ils attendaient plutôt un personnage tel que Bar Kokhba pour mener une révolte. Mais l'Éternel allait-il délivrer un peuple dont le cœur s'était éloigné du Message de l'Éternel ? Jean et Jésus n'annonçaient-ils pas la repentance et le retour à l'esprit de la Torah de l'Éternel ? Après la destruction du Temple en l'an 70, prophétisée par Jésus, le peuple juif continua à se révolter au deuxième siècle de notre ère, avec la révolte de Bar Kokhba, mais une lourde défaite les attendait une fois encore face aux Romains !
 
Pour les Hébreux, le Messie représente la descente de la parole de l'Eternel ("dabar" en hébreu, "logos" en grec) et de l'instruction ("tora" en hébreu) dans l'homme de chair. C'est dans ce sens que Jésus est le chemin, la vérité et la vie de divine qui mène l'être humain vers son créateur (Actes 7:37; Deutéronome 18:15; Luc 9:35; Jean 14:6). Jésus est connu pour avoir établi son royaume par des paroles qui travaillent l'intérieur de l'homme. Que nous y croyons ou non, tout le monde connaît Jésus-Christ. Il avait la particularité de ne pas chercher à imposer la vérité et les lois par la force, contrairement à certains chefs et à certaines religions.
Il disait qu'il n'appartenait pas à ce monde, et que son royaume n'est pas de ce monde. Même les musulmans reconnaissent le caractère saint et unique de ce personnage. Si nous sommes du "Christianisme / Messianisme", comme nous l'avons écrit dans la présentation du site, nous recherchons ses paroles et son esprit. Jésus n'a pas inventé une nouvelle religion, il représente de la foi des amis de Dieu au sein du peuple d'Israël. La Bible parle symboliquement d'un seul corps uni en Christ (Galates 3:26-39) :
c'est l'assemblée ou la comunauté spirituelle du Messie ou Christ.
 
L'un des sujets les plus controversés concerne la nature ontologique de Jésus-Christ. Il est très important de comprendre que personne n'attendait un Messie qui serait autrefois le Dieu incréé ou une créature céleste. Jésus n'est pas descendu dans le ventre d'une femme vierge au début de notre ère ; il n'était pas vivant de manière consciente lors de la création racontée dans la Genèse, et il n'existait pas dans le ciel avant de naître de la jeune femme Marie. Pour les Hébreux, le Messie (oint) devait toujours être un homme qu'il fallait écouter (Deutéronome 8:15; Actes 7:37; Marc 9:7). Nous avons mentionné dans le sujet "Création" de la page d'accueil que le but de l'Éternel est que l'homme, créé à l'image de l'Éternel, devienne un être accompli. C'est donc en toute logique que le Messie devait venir par la chair, provenir de la semence humaine, celle d'Adam "fils de Dieu"(Luc 3: 23:38). Le lien spirituel qui unit le Messie à l'Éternel fait de lui un être oint d'une huile supérieure à celle de ses ancêtres, de ses contemporains et de toutes les créatures existantes. Il prolongera ses jours (Ésaïe 53:10) par la résurrection (Romains 1:4, Luc 1:36), témoignant ainsi que l'Éternel fait vivre ceux qu'il aime. L'homme corruptible qui choisit définitivement le bien devient un esprit vivifiant, un fruit de l'arbre de vie (Apocalypse 2:7). 
 
Dans la Bible, Jésus n'est pas un homme qui possédait le cerveau d'un dieu ou d'un ange, il ne se souvenait pas des moments joyeux qu'il avait vécus dans le ciel avec son père, avant de descendre sur la planète Terre. Jésus connaissait vraiment l'Eternel parce qu'il était intimement en relation avec lui pendant sa vie, c'est dans ce sens que le Fils est dans le sein du Père (Jean 1:18). Celui qui est dans le sein du Père, c'est l'homme Jésus-Christ, celui que Jean a connu à son époque. L'esprit saint le suivait à travers son éducation, sa compréhension des écritures, des songes, des visions, il était penché vers Dieu comme Jean était penché vers Jésus lors de la cène. L'esprit saint, dont le mot originel est féminin, la "rouach", lui apportait la sagesse, l'intelligence et la vérité. C'est de cette manière que nous devons coprendre le premier chapitre de l'évangile de Jean qui nous explique que "la parole de Dieu" s'est faite chair parmi les hommes, elle est devenue chair comme la gloire d'un fils unique (Jean 1:14). La parole, la vie, la lumière ne sont pas Jésus en 1 Jean 1-3, par définition, mais Jésus en est le receptacle humain. On peut donc l'associer aux choses qui appartiennent à l'Eternel, sans faire des confusions.

Le Messie est la descente de la parole et de l'instruction de l'Eternel sur Terre. Cela ne signifie pas pour autant qu'il y avait déjà quelqu'un qui se nommait "la parole" dans le ciel, dans l'Évangile selon saint Jean, en Jean 1:1. Par définition, la parole n'est ni un être, ni un fils. On peut toutefois l'associer à l'homme, comme je l'ai écrit précédemment. Jésus-Christ peut ainsi être appelé "parole", mais uniquement à partir de son existence et de son ministère. Nous pouvons également lire le chapitre 8 du livre des Proverbes, dans lequel la sagesse est personnifiée dans un style poétique. Elle court dans les rues et souhaite faire sa demeure chez l'homme de chair. On pourrait penser à Salomon qui reçoit la sagesse ou à Jésus-Christ qui pourrait incarner, de manière symbolique, la "sagesse". Jésus n'est-il pas aussi appelé "merveilleux", "conseiller", "père de l'éternité", "juge puissant, "roi des rois" (Esaie 9:6, Apocalypse 19:13) ? Cependant, il reste un homme véritable : l'homme uni à D.ieu. Malheureusement, des siècles de tradition ont corrompu la pensée hébraïque en faisant de Jésus le Dieu ou un dieu sage venu du ciel, se nommant "parole" au commencement de la création. Les principaux acteurs de la Bible sont l'Éternel et l'homme ; en toute logique, le sauveur est un homme qui vient par la chair et qui nous réconcilie grâce à l'esprit du Créateur en lui. Le médiateur entre D.ieu et les hommes n'est pas par nature ontologique un être divin, le Dieu, un dieu, un archange, une âme ou un esprit vivant au ciel.
1Timothée 2:5  car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l'homme Christ (oint) Jésus.
 
Le Fils de l'Homme est le Fils de D.ieu, l'adam en devenir. Avec un peu d'humilité et d'effort de compréhension, l'islam, le protestantisme, le catholicisme et le judaïsme cesseront leurs débats interminables sur "le Fils de D.ieu". Yéshoua est réellement le Fils de Dieu en tant que fils de l'adam (de la terre), grâce à son ministère et sa résurrection. Évidemment, l'incréé n'a pas eu de fils incréé, mais Jésus-Christ est comme l'image de ce Fils unique venu d'un Père qui seul possède l'immortalité (1 Timothée 3:16).
L'islam et le judaïsme s'opposent au christianisme en oubliant que l'homme a le pouvoir d'être "dieux", selon la Bible hébraïque (Psaumes 89:27, Jérémie 31:9, Colossiens 1:15 et 18; Proverbes 3:12, 2 Samuel 7:14, 2 Corinthiens 6:18, Jean 1:12, Luc 3:22).  Jésus est qualifié de "unique" dans certains passages, ce qui ne signifie pas qu'il n'a pas toujours été un être humain, mais qu'il revêt une importance particulière dans le plan du Créateur, il correspond à une promesse dans laquelle il est le premier et l'unique. Le fils d'Abraham est appelé "fils unique" alors qu'il avait un frère plus âgé que lui (Hébreux 11:17). Isaac était unique en raison de la promesse faite à Sarah. Jésus-Christ est engendré par D.ieu pour l'incorruptibilité et la vie éternelle, le premier-né entre plusieurs frères (Romains 8:29). Yéshua (Jésus) est devant les autres prophètes (Moïse) et les autres religions (certains musulmans savent qu'il est plus grand et plus pur que Mahomet), il est l'hébreu de la source, de la révélation monothéiste, celui qu'il faut d'abord suivre.






Conception miraculeuse

Le dogme de la conception miraculeuse pourrait avoir émergé d'un conflit entre chrétiens et pharisiens au sujet de la généalogie et du lieu de naissance de Jésus. En effet, selon les Juifs, comment le Messie pouvait-il venir de Nazareth et être le fils d'un charpentier (Jean 1:46 ; Matthieu 13:54-55) ? Ne devait-il pas venir d'une famille plus noble ?
Si Joseph était bien de la tribu de David, cela ne semblait pas suffisant pour confirmer l'éligibilité de Jésus en tant que Messie. Quel était d'ailleurs le rapport entre Joseph et Marie dans la famille ? Était-ce de l'amour ou un besoin de préserver la descendance après un décès ? Marie s'est-elle mariée avec un autre homme après la mort de Joseph ? Nous savons également que ce Messie ne correspondait pas aux attentes des dirigeants juifs, il fallait donc trouver des anomalies pour le disqualifier. Face aux pressions du monde judéo-romain sur le messianisme/Christianisme primitif, nous pouvons supposer que les disciples de la Voie aient rappelés les frères à privilégier l'importance de Jésus à partir de son ministère, lorsqu'il a été rempli de la puissance de l'esprit saint, en mettant un peu de côté les débats sur les généalogies (1 Timothée 1:4 et Tite 3:9).
Le dogme de la naissance miraculeuse aurait été un enseignement spirituel pour rappeler que Jésus est un enfant spécial, venu de l'Éternel, celui qui vient de la volonté d'en haut, mis à part par l'esprit, au-dessus des autres prophètes. Il représentait la nouvelle création, le nouvel Adam, bien plus qu'un simple enfant d'un petit village d'Israël.

Ce genre d'enseignement n'était pas étranger au judaïsme, ne jetons donc pas la pierre à un christianisme romain qui inventerait des croyances païennes. En effet, dans les manuscrits de la mer Morte, notamment le livre d'Hénoch et le livre de la naissance de Noé¹ montrent en effet que des groupes religieux enseignaient que des anges pouvaient s'accoupler avec des femmes. Dans le texte sur la naissance de Noé, il est dit que les gens se demandaient si son père n'était pas une créature angélique venue du ciel, en raison de l'apparence du garçon. Ces histoires nous rappellent l'interprétation selon laquelle des anges auraient pris les femmes des hommes dans le livre de la Genèse, au chapitre 6. Les fables juives (1 Timothée 1:4, 2 Timothée 4:4, 2 Pierre 1:16), ainsi que la naissance miraculeuse d'Alexandre le Grand et de Jésus, ne doivent donc pas être nécessairement être prises au pied de la lettre. Comme je l'ai déjà écrit, il s'agit peut-être d'un enseignement spirituel ajouté aux Évangiles de Matthieu et de Luc afin de renforcer l'idée que Jésus est bien le Messie envoyé par l'Éternel. N'oublions pas que Jésus n'est pas Jésus-Christ à sa naissance, il devient réellement oint (christ) lors de son baptême, pour son ministère. L'enseignement spirituel de la naissance miraculeuse pourrait donc être une préfiguration de son ministère puissant, tout en empêchant les Juifs de porter de fausses accusations visant à effacer son nom par des histoires concernant sa généalogie (adultères, etc.). Cette piste est intéressante, car l'Évangile selon Matthieu mentionne volontairement des adultères dans la généalogie de Jésus. Personne n'a réussi à entacher la réputation de Jésus-Christ, les Juifs et les Romains aimaient glorifier leurs héros, et l'Éternel a glorifié le nom de Jésus-Christ au-dessus de tous les autres. Il a mis toute son affection en lui, car ce fils l'a aimé et lui a obéi de tout son être.
 
Yeshua et ses disciples représentaient une menace pour les Juifs d'abord, puis pour les Romains. Ils se liguèrent contre eux au début de notre ère (Psaume 2:2 ; Matthieu 26:3 ; Actes 12:1-6 ; Actes 4:26 ; Apocalypse 17:12-14). Nous pouvons avancer l'idée que ses adversaires juifs tentèrent d'effacer sa mémoire ou son nom (Exode 17:14 ; 1 Samuel 15:2-3 ; Job 18:17), et que les chrétiens auraient réalisé plus tard une généalogie succincte en y ajoutant un enseignement relatif à une naissance miraculeuse. Si certains historiens ont rejeté l'existence de Jésus-Christ, mais la majorité s'accorde toutefois sur sa réalité historique. Les auteurs généralement cités pour défendre son existence sont Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Tacite et le manuscrit syriaque n° 14658 du British Museum². Des passages sont contestés, mais leurs écrits sont généralement convaincants, comme ceux de l'historien juif Flavius Josèphe³ lorsqu'il mentionne Jean-Baptiste dans ses écrits. Les martyrs tendent également à prouver l'existence du personnage : son enseignement s'est rapidement répandu et il est peu probable qu'un fantôme inconnu sur les eaux se cache derrière les milliers d'âmes converties en si peu de temps.
 
La conception miraculeuse sert souvent à défendre l'idée d'une préexistence de Jésus dans le ciel avant sa naissance. Selon ce dogme, le Fils de Dieu, présent dans le ciel, serait devenu un embryon de chair en descendant dans le ventre de Marie. Or, nous expliquons ici pourquoi il est important de ne pas croire que l'homme Jésus était autrefois Dieu, dieu le Fils, un archange ou encore un esprit vivant au ciel au commencement. Cette croyance modifie en effet complètement l'histoire de la Bible, le sens de la création, l'identité et la place de l'homme véritable dans la révélation du monothéisme hébraïque. Si nous lisons les deux récits de la conception de Jésus, il est simplement écrit que l'esprit saint est venu concevoir un enfant dans le ventre de Marie, sans aucune mention de la transformation d'un être céleste en humain. On pourrait y voir la création d'un nouvel adam, plus spirituel, en référence au livre de la Genèse. Rappelons également que l'esprit couvrait la planète afin de concevoir la vie sur Terre, ne serait-il pas venu couvrir cette chose qui prenait vie en Marie ? Le mot "préexistence" n'apparaît nulle part dans la Bible, contrairement au mot "préconnaissance/préordonné" (1 Pierre 1:20).
Luc 1:31-35  Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus.
Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n'y aura pas de fin, son royaume. Et Marie dit à l'ange: Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme? Et l'ange répondant, lui dit: L'esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre; c'est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu.


Jésus, fils biologique de Joseph et Marie ?


Un grand nombre de versets nous indique que Joseph, descendant du roi David, était son père (Luc 4:22; Jean 1:45; Jean 6:42; Matthieu 13:55-56; Marc 6:3; Romain 1:3-4).
Nous pensons qu'un enfant possède deux liens de parenté (père et mère), mais je crois aussi qu'il en existe un troisième : celui de l'Eternel. Pour expliquer ce point de vue, j'évoque le plan de l'Eternel et les noms de certaines personnes qui sont choisis par le créateur, au-dessus de la volonté des parents. L'enfant est alors anticipé comme prophète ou fils, il a un rôle particulier à un moment particulier. Yéshoua est supérieur à Jean-Baptiste, mais les deux se confondent car ils font partie du plan de l'Eternel (Malachie 3:1), ils ont un lien spirituel avec l'Eternel, qui a justement décidé de leur nom.


Esaïe 7:14 est une prophétie citée dans Matthieu 1:23. Le mot hébreu "almah" utilisé par Esaïe a été traduit par le mot grec "pathernos", traduit dans nos langues par "vierge". Or, le mot "almah" signifie "jeune femme" plutôt que "vierge", et le mot "pathernos" n'a pas toujours une origine claire. C'est pourquoi certaines traductions ont traduit Matthieu 1:23 par "jeune femme". En effet, la loi de la traduction veut que le mot traduit soit toujours conforme à l'original, même si, a priori, il est vrai qu'une jeune femme non mariée est normalement vierge avant d'avoir des relations sexuelles. Par conséquent, si la jeune femme est enceinte, c'est donc qu'elle n'est plus vierge. De plus, le contexte d'Esaïe 7:14 ne visait pas uniquement Marie, la mère de Jésus, et le prophète ne semblait pas nécessairement parler d'une conception miraculeuse à son époque.


Le signe  annoncé dans le livre d'Ésaïe est un message d'espoir destiné à la maison de Juda et au roi Achaz. Le prénom "Emmanuel" signifie "avec nous est Dieu". Ce prénom a été mal interprété,  il ne signifie pas dire "Avec nous (les hommes) est D/dieu (Jésus), mais  : "avec nous (les hommes et le Messie) est Dieu (le seul Éternel)". L'Éternel était avec eux pour les guider jusqu'au prince de la paix, le Messie de la fin des temps (Genèse 49:10; Hébreux 1:2). Le signe d'Emmanuel commence à l'époque du roi Achaz et du roi d'Assyrie (Ésaïe 7:16) ; la prophétie ne fait pas non plus référence à une conception miraculeuse à ce moment-là. Le signe était la naissance d'un enfant (en vue du Messie), puis d'autres enfants (Ésaïe 8:18) qui allaient redonner espoir à la "femme Juda", mère du Messie promis. Un signe n'est pas toujours surnaturel.


Le Psaume 2:7 ne confirme pas que Jésus a été engendré (né) par Dieu avant de naître de Marie, au contraire. Il le sera à travers le baptême et la résurrection.
Yéshua a appris le bien et le mal (Ésaïe 7:15) et il est sorti victorieux en étant engendré par l'Esprit (1 Jean 5:1).
La conception miraculeuse n'est donc pas indispensable pour affirmer que Jésus est engendré par Dieu.


La conception miraculeuse a peut-être servi à établir le dogme de la virginité perpétuelle de Marie, "mère de dieu". Marie est une femme ordinaire, juste et pieuse, qui a reçu la grâce de l'Éternel (Luc 1:30). Nous devons uniquement adorer l'Éternel, selon les paroles de Jésus (Matthieu 4:10). Il était en Christ (2 Corinthiens 5:19), ce qui ne signifie pas pour autant que le Christ est l'Éternel, le Dieu incréé. Le Père est plus grand que nous (Jean 10:29; Jean 14:28).


L'ancien texte syriaque Sinaiticus propose une lecture différence de Matthieu 1:16, il est possible de comprendre que Joseph est bien le père biologique de Jésus, il est écrit : "Joseph qui est "fiancé" à Marie, engendra Jésus". Les textes que nous possédons sont des traductions, des textes du IV ème siècle, l'original a été mélangé depuis plus de 150 ans avec cette doctrine.


Paul nous dit que Jésus est "né d'une femme, sous la loi" (Galates 4:4). Cela ne signifie pas qu'il est né en dehors des lois naturelles (un homme et une femme). Dans le livre de la Genèse, la femme devait porter la semence de l'homme grâce à l'Éternel (Genèse 4:1 Job 14:1; Jérémie 4:31, Jean 16:21). Paul ne mentionne jamais la conception miraculeuse dans ses écrits et précise que Jésus est né de la semence de David selon la chair (Romains 1:3).


Dans le temple, à l'âge de douze ans, Joseph et Marie ne semblaient pas savoir que leur fils était né miraculeusement "de Dieu le Père". L'ange Gabriel leur avait-il vraiment parlé de ce miracle ? Jésus doit s'occuper des affaires de son Père, car il ne regarde pas aux mêmes choses qu'eux ses parents biologiques. Dieu s'était déjà révélé à lui et lui avait probablement "parlé" très tôt, comme on pourrait l'imaginer en Matthieu 12:48-50.


Dans Luc 1:31-34, Marie ne songe pas une seconde à Joseph pour enfanter un fils qui devait normalement naître d'un rapport sexuel futur. Les remarques qu'elle fait donnent l'impression que la doctrine de la conception miraculeuse est forcée : "Je ne connais pas d'homme", "Je suis vierge" et "Comment est-ce possible ?".
Elle aurait dû logiquement penser que Joseph avait le pouvoir de lui donner un enfant, même s'ils n'étaient pas encore ensemble.
Était-il trop vieux ? Marie était-elle stérile, comme sa cousine Élisabeth ? Le verset 34 serait-il une erreur de copie volontaire ou involontaire pour signifier qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant ? Joseph voulait-il la répudier en secret ? Ne savait-il rien de Marie et de la prophétie d'Ésaïe ?


L'Antichrist était déjà présent au premier ère de notre ère et il ne s'agit pas unique d'un personnage particulier, mais d'un corps, un principe d'opposition au corps spirituel du Christ. Les fausses idées et les faux enseignements déjà présents à l'époque de Jésus se répandaient par l'intermédiaire de faux prophètes et de faux oints. Une personne qui avait autorité sur une population ou un groupe était considérée comme l'antichrist si elle rejetait le fait que Jésus était le Messie. Le premier anti-christ était juif  (1 Jean 2:18-22 ; Jean 17:3). Remarquons également que l'apôtre Jean enseignait que Jésus-Christ était venu en chair. Pour nous, cela signifie par la chair, par l'homme, par la semence d'Abraham. Mais une grande majorité pense justement que ceux qui rejettent la préexistence sont des antichrists, il m'arrive qu'on me traite d'antichrist parce que je ne crois pas qu'un dieu ou un archange du ciel est venu dans la chair. Jésus marchait avec l'Esprit de l'Éternel aux yeux de ses disciples (Jean 3:2), et accomplissait la loi et les prophètes (Matthieu 5:17), il est le Messie promis.


L'Évangile de Matthieu Shem Tov ajoute "fils de la vierge (bethulah)" après le terme "fils d'Adam" dans Matthieu 8:20. Je ne pense pas qu'il s'agisse du verset original, et lorsque le terme "fils d'Adam" est utilisé, il faudrait peut-être le traduire par "fils d'homme (adam)" au sens général du terme. En effet, une comparaison est faite avec les animaux en général (renards, oiseaux, Psaumes 84:2-3). La création est destinée à l'homme de Dieu, mais il ne trouve pas sa maison, son repos, sa place dans un système qui fonctionne sans D.ieu (Romain 8:19-21). Cependant, d'un point de vue spirituel, on peut toutefois ajouter que les hommes et les femmes fidèles du pays sont comparés à une vierge, à l'image d'une vierge d'Israël. Dans ce cas, il ne s'agirait pas d'un sens littéral.


Dans la généalogie de Jésus, certains pensent que Jéchonias ne pouvait pas avoir de descendants sur le trône conformément aux paroles de l'Éternel (Jérémie 22:24-30). Jésus ne pouvait donc pas être le roi sans une conception miraculeuse. Je dirais que la malédiction n'était valable pendant la vie de Jéchonias et sur ses enfants s'ils ne se tournaient pas vers l'Éternel. L'Eternel pardonne ceux qui reviennent vers lui. Certains juifs disent que cette malédiction a été annulée (Aggée 2:23). Mais surtout, nous ne devons pas oublier que Jésus a reçu le baptême de repentance et qu'il représentait l'agneau qui ôte les malédictions du peuple, il reste donc le candidat au trône par la grâce de l'Eternel.
Le nom de Jean signifie d'ailleurs "Dieu fait grâce". L'Éternel peut changer d'avis lorsque nous nous tournons vers lui avec un cœur nouveau (Exode 34:6:7).


Jésus devait naître de la maison de Juda, mais ce n'est pas la manière dont il est né qui fait de lui l'homme qu'il est devenu. Aujourd'hui, les Juifs attendent encore un "messie" sans pouvoir vraiment retracer leur lignée tribale. Vont-ils inventer un autre messie ou revenir vers celui qu'ils ont crucifié avec les Romains ? Dans la généalogie de Matthieu, quatre femmes sont mentionnées ; elles ne sont pas irréprochables selon la Loi. Le roi David fit aussi mourir le mari d'une femme qui lui enfanta son fils Salomon, ce n'est pas très reluisant (2 Samuel 12). Nous devons regarder le Messie avec un esprit d'amour, de miséricorde, de paix et de justice, plutôt que de chercher une pureté généalogique pour faire de lui le Messie. N'est-il pas venu pour les pécheurs et pour sauver ce qui était perdu ?


Jésus est l'esprit du fils parfait que l'Éternel désirait dès le commencement de la création. L'esprit de l'Eternel avec l'esprit de l'homme. La conception charnelle miraculeuse n'est pas nécessaire à la réalisation de ce projet ; il s'agit d'une relation qui se tisse entre la volonté de Dieu et celle de l'homme : D.ieu appelle l'homme et forme son esprit. On pourrait alors se demander quelle est la différence avec l'un des plus grands prophètes, Jean, celui qui possède l'esprit d'Élie et doit ramener le cœur des enfants vers leur Père. Au début, l'esprit du Messie et l'esprit de Jean se ressemblent : ils sont mis à part par le souffle sacré et sont tournés vers D.ieu depuis leur enfance (Luc 1:80; Luc 2:40; Matthieu 14:2). Mais Jésus reçoit certainement plus que lui ensuite, car il ne reçoit pas l'esprit avec mesure. Jean-Baptiste diminua pour laisser la place au Messie. Évidemment, si Jésus disait à l'époque que Jean-Baptiste était très grand parmi les prophètes nés d'une femme, cela ne signifie pas pour autant qu'il n'est pas lui-même né d'une femme. Jésus incarne le principe de la création, le nouvel adam, véritable homme uni à l'Éternel,, né d'en haut, de Dieu, sage et courageux face au monde religieux. Il dépasse les prophètes qui l'annonçaient (Actes 3:24), le Fils unique chéri obtient l'incorruptibilité en premier parmi plusieurs frères. Nous devons suivre cette voie, "la voie".

 
En résumé, qu'on considère la naissance miraculeuse comme valide ou non, l'idée est d'écarter la croyance selon laquelle Jésus-Christ aurait existé avant d'être conçu par le souffle sacré. Il n'a pas une vie antérieure au ciel ou sur terre. J'en ai conclu que la naissance de Jésus n'est pas à prendre au sens litéral dans le degré d'interprétation.






Venir, envoyer, descendre du ciel ?

Certains versets de la Bible semblent en effet nous enseigner que Jésus est envoyé dans le monde par Dieu, comme s'il descendait du ciel à la manière d''un embryon céleste tombant du ciel dans le ventre de Marie. On ne lit pourtant pas nécessairement que l'esprit saint transporte quelqu'un, on peut suggérer qu'il apporte une information créatrice permettant de concevoir un enfant. Le langage de Jésus dans la Bible n'est pas toujours bien compris et comme ses interlocuteurs religieux de l'époque, il est possible que nous ne le comprenions toujours pas aujourd'hui, en lui faisant dire ce que nous voulons. Croire que Jésus existait avant sa naissance par Marie a entraîné de nombreuses divisions parmi les croyants qui débattent sur son identité depuis des siècles. Cette doctrine est importante pour que nous puissions connaître le Père et le Fils, ainsi que l'histoire biblique. Dans ce chapitre, nous allons expliquer les expressions qui donnent l'impression que Jésus vient d'ailleurs. Que signifient "venir du ciel", "envoyé dans le monde" et "descendre d'en haut" ? Commençons par mentionner des versets qui montrent que les gens ne comprenaient pas toujours son enseignement (Matthieu 13:10-13 et 34).
Matthieu 19:11 Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenu par les hommes ; et il y en a qui se sont rendu tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.
 
Jean 10:6 Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.

Jean 16:25 Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père.


Je rappelle que le mot "préexistence" n'existe pas dans la Bible, contrairement aux termes "préconnaissance/préordonné" qui se réfèrent à une connaissance établie à l'avance par D.ieu, soit depuis peu de temps (suite à un événement ou une prière du peuple), soit depuis longtemps (plan établi depuis les anciens jours) : Jérémie 1:5 ; 1 Pierre 1:20 ; Éphésiens 1:4. Une personne ou une chose qui n'existe pas encore ne peut pas connaître l'Éternel, mais l'Éternel la visualise à l'avance. Lorsque Yeshua dit qu'il est plus grand qu'Abraham et que ses ancêtres, c'est parce qu'il est le type de Fils que l'Éternel désire depuis le commencement, il est la résurrection, la vie, le chemin de D.ieu, il est prééminent sur toute la création ou toute créature. L'Évangile selon saint Jean est souvent cité pour appuyer l'idée d'une préexistence, car il utilise des expressions qui laissant entendre que Jésus préexistait dans le ciel avant de venir sur terre. Dans Jean 6:51 par exemple, Jésus enseigne qu'il est le pain vivant descendu du ciel et les disciples remarquent qu'il enseignait en paraboles, au verset 60. Si Jésus enseignait en paraboles, nous devons donc réfléchir au sens de ses propos.
Ses paroles sont esprit et vie (Jean 6:63), il n'était pas vivant autrefois dans le ciel et n'enseignait pas non plus le cannibalisme :
Jean 6:53  Jésus donc leur dit: En vérité, en vérité, je vous dis: Si vous ne mangez la chair du fils de l'homme et ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes.
 
Les paroles spirituelles de Jésus viennent du Père de la Création, elles nourrissent bien mieux que les pains tombés du ciel dans le désert (Exode 16:4), qui ne nourrissaient que l'estomac. Il est évident que les Hébreux ne croyaient pas que cette manne existait déjà au ciel, cuite dans un four sur de petits nuages. Nous devons donc peut-être comprendre la même chose à propos de Jésus-Christ lorsqu'il se dit être le pain venu du ciel. Il n'était pas déjà engendré et vivant dans le ciel, sous la forme d'un pain ou corps spirituel. Il vient de la volonté de Dieu parce qu'il vient de l'esprit de l'Éternel. Les disciples considèreront cet homme comme le messie promis, le Fils qui est penché dans le sein du Père (Jean 1:18). C'est l'esprit qui donne vie, Jésus apporte ce nouveau pain venu du ciel qui nourrit l'esprit de l'homme, sa pâte va gonfler avec le levain (l'enseignement) de Dieu qu'il reçoit pendant sa vie : 1 Corinthiens 5:7-8. Toutes les choses sont ramenées à lui, il est l'héritier, le véritable homme uni à D.ieu (2 Corinthiens 5:17; Colossiens 1:12-17).
1Jean 1:1  Ce qui était dès le commencement, ce que vous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie
 
Tout don de l'Éternel vient d'en haut, il descend vers l'homme afin de le spiritualiser sur terre. Un corps préexistant transformé complètement en chair et en sang n'a pas vraiment d'utilité, car l'important est la forte présence de l'Éternel dans l'homme véritable qui transmet la bonne nouvelle et la parole de vie. L'homme est son temple vivant, celui qui fait briller la lumière de l'Éternel dans le monde. En Jean 4:1, il est écrit que les faux prophètes "sont sortis, issus, venus dans le monde" et les chrétiens disent souvent que Jésus est sorti du Père. Nous pouvons alors nous demander si ces prophètes vivaient autrefois littéralement ailleurs que sur notre planète, dans un monde obsur. Bien sûr que non, les faux prophètes avaient un père et une mère, ils sont entrés dans le monde juif et ont été identifiés comme de faux prophètes. Jésus est déclaré Messie par l'esprit saint qui le transforme et le déclare Fils de Dieu dans notre monde, mais il était issu de l'information divine du Père. Que penser du baptême de Jean qui est censé venir du ciel ? La ville de Jérusalem et l'homme Jean-Baptiste existaient-ils dans le ciel avant d'apparaître sur terre ? Lisons ces versets ensemble et tentons de comprendre leur sens :
Jean 16:28  Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; et de nouveau je laisse le monde, et je m'en vais au Père.

1Jean 4:1  Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde.
 
Jean 1:6 Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean.
 
Matthieu 21:25  Le baptême de Jean, d'où venait-il? du ciel, ou des hommes? Et ils raisonnaient en eux-mêmes, disant: Si nous disons: Du ciel, il nous dira: Pourquoi donc ne l'avez-vous pas cru?
 
Jacques 1:17  tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, en qui il n'y a pas de variation ou d'ombre de changement. (colossiens 3:10)
 
Jean 1:13  lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.
 
1Jean 3:9  Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu'il est né de Dieu.
 
Galates 4:26  Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère;
 
Nous voyons clairement que dans ces versets, il n'est pas nécessaire que la personne ou la chose existe dans le ciel avant d'être envoyée pour accomplir la mission de D.ieu.
Si Jésus est envoyé dans le monde, les disciples le sont aussi (Jean 3:16). Si Jésus est né de Dieu sur terre, conçu d'abord dans l'utérus d'une femme (Galates 4:4 ; Job 25:4), les disciples aussi. Seul Dieu, l'incréé, est parfaitement pur et bon ontologiquement. Si Jésus demeure dans le Père, les disciples le feront aussi (1 Jean 2:24), et si Dieu aime le Fils, il les aime aussi (Jean 17:23). Cependant, Yeshua (Jésus) est clairement le premier-né entre plusieurs frères (Romains 8:29) ; il occupe une position privilégiée, il a une intimité plus grande ; il est devant nous, en tête, et c'est en lui que nous devenons fils du D.ieu Très-Haut.  Même si tout le monde n'a pas eu la chance de connaître Jésus, c'est par cet esprit que nous allons vers le Père (Jean 14:6) : humilité, justice, amour et vérité. Et ceci était encore plus vrai au moment de sa présence parmi le peuple juif.
Jean 17:18  Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde.

Jean 14:5  Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons pas où tu vas; et comment pouvons-nous en savoir le chemin?
Jean 14:6  Jésus lui dit: Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie; nul ne vient au Père que par moi.

La bonne nouvelle de l'Évangile, c'est que l'homme continue de vivre (résurrection) grâce à la bonté et à la puissance de Dieu en Jésus-Christ, l'homme véritable. Si Dieu nous a créés, ne pouvons-nous pas continuer à vivre avec lui ? Et si nous n'avions pas achevé notre évolution ? Le travail commence avec le premier homme, Adam, qui s'est ouvert à la connaissance et s'éveille à la spiritualité. Ce processus se poursuit à travers les époques (1 Pierre 1:11 ; Éphésiens 4:13-15 ; Galates 3:24) jusqu'à nos jours. Jean-Baptiste et Jésus sont deux messagers envoyés dans le monde, selon le prophète Malachie. Allons-nous enseigner qu'ils étaient tous les deux des créatures angéliques dans le ciel, attendant l'autorisation de Dieu pour descendre sur terre ? Jean-Baptiste parlait-il déjà à Jésus dans le ciel avant de naître ? Non. Les deux hommes ont été "envoyés dans la chair", car ils font partie du plan de l'Éternel. C'est ainsi que nous pouvons comprendre la parabole de Matthieu 21, dans laquelle l'Éternel envoie d'abord ses serviteurs, puis son fils.
Malachie 3:1  Voici, j'envoie mon messager (qui sera Jean Baptiste) et il préparera le chemin devant moi (YHWH). Et le seigneur que vous cherchez viendra soudain à son temple, le messager (qui sera Jésus) de l'alliance en qui vous prenez plaisir, -voici, il vient, dit l'Éternel des armées.








Un Jésus avant Jésus ?

Selon la tradition chrétienne, l'homme Jésus existait dans le ciel avant même sa naissance au premier siècle de notre ère, comme nous l'avons mentionné dans les précédents chapitres. La majorité des confessions chrétiennes croient que le Messie était autrefois : Dieu, Dieu le fils, un dieu engendré, un esprit ou une âme vivante, un archange, un homme du ciel ou de la terre, voire un extraterrestre. En résumé, tout ce que l'on peut imaginer pour faire de lui un être vivant avec le Très-Haut au commencement de la création. À une époque, j'ai été ravi de  découvrir le travail de Claude Tresmontant sur ce thème. Je me sentais alors bien seul à m'opposer à la majorité des dénominations religieuses sur cette question importante qui change l'histoire de la Bible et la connaissance que nous avons du Père et du Fils. Claude Tresmontant est notamment connu pour avoir proposé la thèse selon laquelle les Évangiles ont d'abord été écrits en hébreu. Mais surtout, en ce qui nous concerne ici, il avait compris que le Messie promis est véritablement un homme, donc sans préexistence, ce qui est rare pour un catholique. Dans ce sujet, nous allons reprendre les versets qui sont utilisés pour soutenir la préexistence de Jésus. Veuillez vous munir d'une Bible car je ne vais pas recopier pas les versets dans leur intégralité afin d'éviter un tableau trop long.
 
Versets du Tanack (Bible hébraïque) :


Genèse 1:26 :
le pluriel ne fait pas référence à Dieu et Jésus ; il n'est écrit nulle part dans ce chapitre qu'un fils est un créateur ou un maître d'œuvre à côté du Créateur. Le mot "Elohim" signifie, approximativement, "El en eux (Dieu en eux)", nous pouvons donc y voir le Tout-Puissant qui utilise toutes les énergies et sa création pour accomplir son dessein (Genèse 11:7). Jésus est un homme véritable, il ne peut donc pas exister avant la création de l'être humain. Le verset suivant revient à un singulier : "Dieu créa".

Y.HWH n'utilise jamais le pluriel avant la création de l'homme, par conséquent, il manifeste probablement une intention particulière, à long terme, avec lui et le reste de la création. Dieu souhaite l'humain à sa ressemblance et il aimerait avoir un Fils dans la création qui est comme l'image du Fils idéal et incorruptible qu'il a dans ses pensées. L'homme deviendra "parfait" (Matthieu 5:48) avec l'esprit de Dieu, tout en gardant des similitudes avec les créatures créés précédemment dans l'évolution de la création. Le fils de l'homme ressemble à Dieu et à d'autres créatures, sans être identique. Ézéchiel 1:5-10 ; Daniel 10:18 ; Genèse 3:21-24 et 11:7 ; Éphésiens 1:4 ; Romains 4:17, etc.


Genèse 3: 15 :
La prophétie est au futur, la semence de la femme sera contre le serpent, l'adversaire. En enfantant son premier fils avec l'homme, elle a conçu un enfant avec l'aide de l'Eternel (Genèse 4:1). Le messie viendra exactement de cette semence, celle d'adam.


Genèse 49:10 : La prophétie est au futur, le messie viendra de la tribu de Juda et de nulle part ailleurs, il n'était pas déjà existant dans le ciel.


Job 38:7 : La Bible regorge de métaphores et les fils de Dieu ou les fils d'Adam sont souvent comparés à des structures célestes. On pourrait dire qu'ils sont l'équivalent de ces choses célestes, considérées aussi comme des enfants de Dieu littéralement en vie. Si les fils de Dieu humains n'existent pas encore (Actes 17:28, Éphésiens 1:4, Romains 4:17, Matthieu 22:32), ils sont anticipés à travers ces comparaisons. Par exemple, l'étoile du matin serait comme Jésus (qui n'existe pas encore), une grande étoile comme Joseph et un astre comme Jacob. Ainsi, l'apparition d'une étoile et d'une montagne est comparée à une naissance (Psaume 90:1-2). La sagesse de Dieu, si elle est personnifiée dans son action, est également une naissance (Proverbes 8:24). Vous pouvez également lire Esaïe 49:13.

L'Éternel est le Dieu des êtres vivants et des choses créées ; il les appelle par des noms de famille (Psaumes 147:4 ; Esaïe 40:6 ; Éphésiens 2:19 ; Éphésiens 3:15). Remarquons que Jésus, le Fils de Dieu, n'est pas mentionné dans ce texte. L'ordre dans lequel ces Fils de Dieu apparaissent ne permet pas non plus de croire qu'il s'agit d'une création antérieure à celle des cieux et de la terre. Ceci contredirait l'idée qu'il s'agit d'un Jésus existant avant la création des cieux et de la terre dans le livre de la Genèse. Si le style littéraire du début du livre de Job est destiné à nous enseigner, il est fort possible que les Fils de Dieu mentionnés dans Job 1 soient en réalité des hommes vus "dans le ciel", semblables à des anges (Matthieu 22:30). Dans notre vie quotidienne, nous rencontrons des esprits qui s'opposent à Dieu, même au sein de la congrégation.


Psaume 132:11 : Le Messie est le fruit du ventre de David. La promesse est toujours pour un temps à venir.


Ésaïe 6:3 : l
'Éternel est trois fois saint, ce qui a pu être interprété comme une allusion à la Trinité (Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint Esprit). Les Hébreux renforcent plutôt la sainteté et la présence de l'Éternel dans le temple par la répétition (Jérémie 7:4). L'Éternel est un seul et unique Dieu saint en tout temps (Deutéronome 4:6).


Ésaïe 7:14 : le signe de la "jeune femme enceinte" est une prophétie qui commence d'abord par s'appliquer à l'époque du roi Achaz et du roi d'Assyrie. Cette prophétie ne soutient donc pas nécessairement l'idée d'une conception miraculeuse d'un Dieu ou d'un ange qui se transformerait en humain. Elle évoque un enfant ou des enfants (Esaie 8:18) qui descendent de la maison de David (Genèse 49:10) et qui sont guidés par l'esprit divin pour maintenir la lignée du Messie.
Veuillez vous reporter au tableau du chapitre 2 concernant la "Conception miraculeuse".


Ésaïe 9:6 : nous lisons que Jésus porte le titre de "dieu puissant", mais d'autres traductions disent "vaillant homme" ou "juge puissant" dans le sens où Jésus est le puissant champion de Dieu en tant que fils de Dieu humain (Psaumes 82:6 et Jean 10:34). Il deviendra "père éternel" car il apportera la vie éternelle à ses frères, celle que le Créateur lui a donnée. Si Abraham est devenu le "père d'une multitude de nations", Jésus est devenu "le père de l'éternité".


Ésaïe 35:4 : Nous pouvons comprendre que Dieu vient "lui-même" nous sauver. C'est vrai parce qu'il n'y a que Dieu qui est l'initiateur de la délivrance et le grand Juge, cependant, il travaille aussi avec l'homme et l'utilise, Moïse et Jésus en sont les principaux exemples. Jésus a besoin de l'Eternel, car il ne pouvait pas accomplir les œuvres sans lui, Jésus-Christ n'est donc pas "lui-même" le Père créateur (Jean 14:10), ni un archange doté de pouvoirs. L'Éternel nous aide par son esprit, en union avec l'homme.


Jérémie 31:22 : le verset semble faire référence au peuple d'Israël, semblable à une vierge dans le verset précédent. Nous apprenons que le peuple n'était plus vierge et qu'il devait revenir vers le Créateur. Une nouvelle chose ne signifie pas nécessairement que Dieu va créer quelque chose à partir de rien ; Jacob et Israël ont d'ailleurs été créés à partir de leurs parents biologiques, mais ils sont devenus précieux aux yeux de Dieu sur le plan spirituel (Ésaïe 43:1-7). La nouvelle chose évoque peut-être la nouvelle alliance et la nouvelle création à travers le Christ (résurrection), on peut penser aux versets suivants : Jérémie 31:31 ; 2 Corinthiens 5:17 ; Psaumes 2:7 ; Actes 13:33. Mais je pense aussi que la nouveauté vient du désert (Ésaïe 43:19 ; Apocalypse 12:1-5). Ce verset n'est pas utilisé dans le Nouveau Testament pour soutenir la conception miraculeuse.


Daniel 7:13 : le fils de l'homme (Adam) qui vient avec les nuées est une vision future de Jésus, l'homme véritable glorifié. La domination lui sera donnée dans les Évangiles.


Michée 5:2 : nous précise le lieu de naissance du Messie ainsi que son origine. « Les origines » font référence à « la provenance » du Messie. Il n'existait pas depuis des milliards d'années dans le ciel ; il est donc préférable de traduire « les jours d'éternité » par « au jour d'autrefois », comme dans Michée 7, 14 et 20. Ainsi, son origine est dans la semence d'Adam voulue par Dieu et dans toutes les promesses faites aux pères (Genèse 3:15 ou Genèse 49:10). Lisons aussi 2 Samuel 16:1, 2 Samuel 7:12-16, Jean 7:42, etc. L'origine fait référence à la descendance ancestrale du Messie, fils de David, lui-même fils de Jessé, de Bethléem. Lisons simplement la généalogie de Matthieu 1.


Proverbes 30:4 : nous ne sommes pas obligés de penser que ce fils est Jésus, déjà existant dans le ciel. Il pourrait simplement s'agir de l'intention de Dieu d'avoir un fils. Quel est le nom de Dieu ? YHWH (Exode 3:14). Quel est le nom du fils ? Israël, d'où sortira Yéshoua (Exode 4:22, Deutéronome 14:1) ? David est le fils d'Elohim à son époque (Psaume 89:27). L'Éternel semble chercher à engendrer son fils parmi l'homme en faisant descendre son esprit sur lui.
Dans la section "Question" de mon site Internet, une lettre a été écrite à propos de ce proverbe 30.


Proverbes 8:22-30 : nous lisons une personnification de la Sagesse qui cherche à faire sa demeure parmi les hommes. Qui la recevra ?
Le style littéraire est poétique (Job 28:20; Psaume 49:3; Ecclésiaste 7:12; 1 Jean 1-3 ). Dans la pensée hébraïque, la sagesse et l'intelligence de D.ieu sont utilisées pour la création. Jésus n'est absolument pas vivant dans le ciel sous le nom de "Sagesse", mais il sera le réceptacle de la sagesse d'en haut lors de son existence.

 
Versets du Nouveau Testament :


Matthieu 1:23 : nous avons déjà donné un commentaire dans le tableau du chapitre 2. "Emmanuel" ne signifie pas "avec nous (les hommes) est Dieu (Jésus)", mais "avec nous (les hommes et le Messie) est Dieu (Éternel YHWH)". Comment est-il avec nous ? Par son esprit, par sa présence, dans un temple de pierres vivantes (1 Pierre 2:5).
Emmanuel n'évoque pas la transformation de Dieu ou d'un dieu du ciel vers la terre, en humain, en chair.


Matthieu 28:19 : la formule "au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" pourrait être une invention selon certaines encyclopédies catholiques et exégètes. En effet, tous les autres versets de la Bible confirment que les disciples baptisaient au nom de Yéshua (Jésus). Il est toutefois possible que le verset soit correct, sans faire référence à la Trinité. J'en parle dans le sujet sur le baptême, sur la page d'accueil de ce site.


Marc 12:35 : Jésus est le fils de David selon la chair et le fils de Dieu selon l'esprit. Jésus affirme qu'il est supérieur à David, car il est le Messie qui a été fait seigneur (Actes 2:36), recevant un nom au-dessus de tous les noms (excepté celui de YHWH, l'unique D.ieu). Bien que David soit son ancêtre selon la chair (Matthieu 1:1; Luc 1:32, Matthieu 9:27), il voyait son seigneur humain en esprit dans les psaumes, dans la gloire, en lien avec la prophétie future : son fils sur le trône, engendré par Dieu.
Autrement dit, Jésus possède les clés de la résurrection par la puissance de l'esprit, il est ressuscité dans une nouvelle économie de vie, étant dans une autre "forme de vie". Notons que Matthieu 22:43 écrit : "David, en esprit...", ce qui est en harmonie avec cette explication, l'esprit lui annonçait des réalités futures. Jésus n'était donc pas dans le ciel à regarder son propre père biologique dans la première alliance. Et il ne disait pas non plus qu'il n'était pas ou n'avait jamais été le fils de David selon la chair.


Luc 2:46-47 : Ne pensons pas que Jésus connaissait tout à l'âge de douze ans parce qu´il vivait autrefois dans le ciel à côté du créateur, Jésus a fait la différence entre le bien et le mal et a grandi en esprit (Luc 2:40). Les religieux étaient frappés par ses questions parce qu'il avait un niveau de compréhension des écritures très élevé.
Cependant, il ne faut pas croire qu'il racontait aux docteurs de la loi sa vie quotidienne dans le ciel et ses aventures avant de venir sur la terre.


Jean 1:1 : Jean utilise le terme grec "logos" qui se traduit par "dabar" en hébreu et "parole, verbe, parler" en français. Ne remplaçons pas le mot "logos" par le mot "Jésus" ou "fils" pour ne pas tomber dans le dogme de la trinité ou l'histoire du dieu engendré Jésus qui était déjà présent au commencement de la création avec le créateur (par exemple, chez les Témoin de jéhova). L'Israélite Jean n'explique pas que Jésus est Dieu ou un dieu aux nations, surtout pas. Dans la pensée hébraïque, le Messie n'est pas créateur de l'univers ou maître d'œuvre à côté de l'Éternel, il est la tête ou le principe de la création, dans la pensée de Dieu, mais surtout pas un être divin à ses côtés. Il est donc impératif que le terme "logos" soit compris en relation avec sa définition dans le dictionnaire et dans son sens à la lecture du Premier Testament, le verset de 1Jean 1:1 est décisif. A ce stade de notre lecture du premier chapitre de Jean, le logos ne peut pas être associé au mot "fils", cela ne se fera que plus tard. Nous pouvons traduire le verset ainsi :
"Au commencement était le parler, le parler était tourné vers Dieu, et le parler était Dieu " (Dieu, divine, comme Dieu, d'essence divine, mais surtout pas "un dieu").

La grammaire permettrait de lire "un dieu", mais cela ne correspond certainement pas à la pensée de l'auteur. La parole de Dieu est en mouvement et elle s'unira à l'humanité (la chair) à l'époque de Jean-Baptiste, dans les versets suivants. Pourquoi cette traduction ? Le mot grec "pros" est très souvent traduit par la préposition de direction "à, tourné vers" plutôt que par "avec". En effet, le but de la parole de Dieu est d'aller vers l'homme pour nous tourner vers notre Père, c'est ainsi que les prophètes reflètent en partie "la parole" de Dieu". La parole a été chair au verset 14, car l'esprit saint anime complètement le fils de l'homme, comme si le Père créateur y faisait son temple pour communiquer l'information divine. Jésus n'était pas déjà une créature dans un corps céleste lors de la création, il sera appelé "Merveilleux, homme puissant, fils unique de Dieu, la parole de Dieu (Apocalypse 19:13)" en faisant jaillir cette parole au Ier siècle de notre ère. Ceci est très important, la parole de Dieu n'est pas directement Jésus qui porte les titres et les propriétés de D.ieu. Par exemple, Jésus prend la fonction créatrice de la parole. Au commencement, seul l'Eternel faisait toutes les choses à travers son parler.


Jean 1:18 : certaines bibles, comme la TMN, lisent "le D/dieu unique engendré" au lieu de "le fils unique engendré". Cette traduction ne nous aide pas vraiment à distinguer le Fils et le dieu unique. Il n'est pas très clair d'enseigner aux nations que "le dieu unique engendré" était apparu. Personnellement, je pense que nous devons privilégier la version grecque qui emploie le mot "fils" et lire simplement "le Fils unique". Jésus est le fils de D.ieu dans nos textes (Psaumes 2:7; Jean 3:16;18; 1Jean 4:9…).
L'autre version qui utilise "dieu, juge" est possible, selon  Psaume 82 :6 et Esaïe 9:6, mais je doute fortement que ce soit la bonne lecture. Dans ce verset, je comprends que Jean résume l'ensemble de la vie du Messie et ne se réfère pas particulièrement à une conception miraculeuse, il est question du Fils de Dieu que les disciples connaissent.
Cet homme Jésus-Christ qui a été crucifié (Actes 2:22-27), est celui qui est dans l'intimité du Père, qui est penché dans son sein. Jésus est la réalisation dans la création de ce Fils qu'il "visualiait" dans le projet de la création avant la fondation du monde. Dieu aime ses enfants et le Fils unique obtient l'incorruptibilité et n'est pas esclave du péché.


Jean 3:13 :  après être né de la chair, Yéshua (Jésus) nous dit qu'il faut naître de l'esprit. L'Éternel a envoyé son esprit du ciel vers la terre, mais cela ne signifie pas qu'il existait avant de naître de Marie, comme nous l'avons plusieurs fois expliqué dans ce sujet. Celui qui né de l'esprit ou d'en haut fait la volonté du ciel, il garde la parole de l'Éternel. Quiconque est né d'en haut peut monter vers la source de son engendrement (1 Jean 3:9, Luc 22:30, Éphésiens 1:3, Apocalypse 4:4), tel un arbre céleste qui croît et s'élève vers le ciel. Le verset 14 fait une comparaison avec le serpent dans le désert (Nombres 21:7-9), Jésus est le fils de l'homme qui va s'élever vers le Père. il n'est pas déjà monté avant de naître d'eau et d'esprit, il est juste descendu dans le sens où sa naissance est d'en haut, il est la descente de l'esprit de Dieu, ce qui fait de lui qu'il est le Fils envoyé par le Père. Dans la section "Question" de ce site internet, vous pouvez lire cette explication dans la lettre sur le Proverbes 30:4.


Jean 6:58-62 : Jésus est symboliquement présenté comme le pain qui nourrit l'esprit de l'homme plutôt que la manne qui nourrit l'estomac (Jean 6:31-32). Les deux types de pains n'avaient aucune existence au ciel avant de descendre. Dans ce verset, Jésus parle de la résurrection qui va le faire monter là où il aurait toujours du se trouver aux yeux de Dieu et des Hébreux en tant que seigneur et Messie : à la droite (puissance) du trône (gloire) de l'Éternel : Jean 17:5.
Dans la section "Question" de ce site internet, vous pouvez lire l'explication de ce verset dans la lettre aux assemblées à propos du Proverbes 30:4.


Jean 8:24 : certains pensent que Jésus se présentait comme le Dieu tout puissant "JE SUIS / JE SERAI" d'exode 3:14, mais il demandait simplement aux juifs de l'écouter et de reconnaître qu'il est la parole de l'Éternel, le Messie et le sauveur, le fils du Très-Haut (Matthieu 16:16). La conjugaison "je suis / ego eimi" peut se traduire par "c'est moi".  Jésus disait donc : "C'est moi le sauveur des Écritures".


Jean 8:58 : il est préférable de traduire : "Avant Abraham, c'est moi (ego eimi)". Abraham a vu le Christ en esprit, précisément, le jour de sa venue.
Il a également vu une préfiguration de Jésus-Christ à travers le roi et prêtre Melchisédech qui fit apporter du pain et du vin.
Melchisédech n'était ni Dieu, ni une créature céleste, ni Jésus dans une vie antérieure ; il s'agissait d'un autre homme dont la Bible ne nous révèle pas la généalogie, afin de permettre  à des personnes qui ne font pas obligatoirement partie de l'ordre des Lévites d'être prêtres selon un autre ordre, plus parfait.

D'autres prophètes regardaient de loin Jésus-Christ, la promesse (1Pierre 1:10-11; Hébreux 11:13). Il est le Shilo (Messie) de la tribu de David, supérieur à Abraham : "C'est moi avant (qui précède) Abraham" ou "avant Jean le Baptiste" (Jean 1:30), car il est la résurrection, et non parce qu'il existait autrefois dans le ciel. Il est donc avant Abraham, selon le plan de Dieu d'avoir ce Fils unique à son image, et plus plus grand que tous les prophètes.


Jean 10:30 :
les disciples seront, eux aussi, hors du monde et un, par la suite, avec le Fils et le Père (Jean 17:21-23).
L'esprit de l'Éternel est en Yéshua et dans les disciples. Ce verset ne signifie pas pour autant que Jésus et le Père sont une seule et même personne.


Jean 16:30 : Jésus ne connaît pas toutes les choses (Marc 13:32), mais il sait toute la vérité concernant l'Écriture. Autrement dit, Éternel lui révèle ce qu'il doit savoir, mais il ne sait pas le nombre de cheveux que nous avons sur la tête, de lui-même. Jésus connaît le cœur de l'homme par expérience, car il est lui-même un homme.
D.ieu peut aussi lui montrer ce qu'il y a dans le coeur des hommes (Apocalypse 1:1), sans que ce soit tous les hommes.


Jean 17:5 : La traduction et la l'interprétation de ce verset que je proposais ont très souvent été rejetées par les croyants, mais j'ai continué à soutenir qu'il ne faisait pas référence à une existence de Jésus avant sa conception dans les Évangiles. Plus tard, j'ai découvert la traduction de Claude Tresmontant qui a consolidé mes propos. Selon notre compréhension, ce n'est pas Jésus qui est vivant avant le commencement du monde, mais sa gloire qui est antérieure à la création du monde (on a donc un sens à la création), celle du véritable Fils humain attendu. Je traduisais le verset de la manière suivante :
"Et maintenant (le temps est venu) glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j'avais avant que le monde fût avec toi".
Les mots "auprès de toi / avec toi" soulignés ont été déplacés en fin de phrase, comme l'indique le texte grec.
La Bible Douay-Rheims et Claude Tresmontant avaient fait la même chose  :
- "et Maintenant Abba, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'ai avant que le monde fût avec toi." (Bible Douay-Rheims).
- "et maintenant glorifie-moi toi mon père à tes propres yeux de la gloire qui était à moi avant qu'elle ne soit la durée du monde présent à tes yeux" (C. Tresmontant,  Évangile selon Iéhohanan ). Et on peut arriver à cette conclusion sans nécessairement valider la thèse d'un original en hébreu, puisque le texte grec peut se comprendre ainsi.

Ce verset exprime ainsi l'idée que la gloire du Fils de l'homme est ce qui est au commencement, elle devait se manifester en Christ et en ses frères (Jean 17:24; Romains 8:29). Remarquons que Jésus ne se focalise pas sur une gloire au ciel avant de descendre sur terre, dans l'utérus de Marie, mais sur la gloire qui était avant le commencement de la création. Jésus-Christ n'existait pas à ce moment-là, seule l'idée du Fils était présente dans la pensée du Créateur. Jésus-Christ ne pourra exister qu'après la création, réalisée à travers la parole de Dieu (Jean 1:3 ; 1 Jean 1:3). Jésus obtient une place qu'il n'avait pas littéralement avant (Éphésiens 1:20-21, Philippiens 2:9, Hébreux 5:8- 9 et Jean 3:14).


Jean 17:24 : on remarque que la gloire qui lui a été donnée par Dieu après son ministère est également partagée avec les autres hommes (Éphésiens 1:4, 1 Pierre 1:20). L'Éternel nous aime, en lui, depuis le commencement, c'est donc que le genre humain est dans ce Fils de l'homme glorifié, Jésus-Christ homme véritable.


Jean 20:28 : Thomas, surpris, s'exclame en utilisant probablement une expression hébraïque. Il identifie que Jésus-Christ comme le Messie promis venu de Dieu, le seigneur de David dont il est question dans les prophéties : son Messie (seigneur / adoni) venu de la part de son Elohim/Dieu (Éternel).


1 Corinhiens 10:4 : Tout comme Jean-Baptiste est la voix du désert qui prépare le chemin du Père et du Fils dans les prophéties, Jésus est le rocher spirituel d'où jaillit l'eau de vie sur le chemin du désert (Néhémie 9:15). Ce passage ne témoigne pas d'une préexistence de Jésus et de Jean dans le ciel avant leur naissance dans les évangiles. Éternel veut transformer l'homme de chaque époque en lui présentant une image de l'esprit du Messie, souvenons-nous que l'Éternel veut un Fils, homme parmi les hommes. Nous trouvons donc continuellement dans le Premier Testament des préfigurations et des prototypes du Christ (Melchisédech, le baptême de Noé et de Moïse, le rocher spirituel, Élisée) qui annoncent ou prophétisent son ministère. Les prophètes pointent donc l'esprit du Messie qui apparaîtra dans l'homme Jésus (1 Pierre 1:11), tout comme l'esprit d'Élie apparaîtra en Jean-Baptiste. Jésus-Christ n'existe qu'au premier siècle de notre ère, après que D.ieu a envoyé ses serviteurs les prophètes (Hébreux 1:1-2).
Le rocher était donc une représentation symbolique du futur Messie, Jésus-Christ.


Éphésiens 4, 8-10 : Le Fils de l'homme, de la tribu de David, né d'en haut, est descendu dans le séjour des morts pour relever le temple en trois jours. En montant vers son Père et notre Père, il a pu apporter les bénédictions, les ministères et les dons de Dieu. Le Fils fait comme le Père, comme le disait le roi David dans le Psaume 68, verset 18. Grâce à Dieu, nous pouvons dire que Jésus est reconnu sous terre, sur terre et dans le ciel comme celui qui a autorité sur la mort et donne la vie au genre humain.


Philipiens 2:5-10 : La lecture de ce passage est gravement détournée par la grande multitude de croyants qui enseignent depuis des siècles que Jésus s'est transformé en humain, qu'il a changé de nature. Or, le verset nous invite à avoir les mêmes pensées ou sentiments que l'homme Jésus avait durant sa vie et son ministère, l'homme que les disciples ont côtoyé. Il ne s'agit donc pas d'imiter l'humilité d'un être inconnu qui est venu sur la terre. Jésus possède la même figure que nous (Romains 5:14), mais il est déclaré le Fils de Dieu et le Messie promis. Jésus est en "forme de Dieu" parce qu'il a la ressemblance ou l'apparence extérieure de Dieu sur terre (Actes 17:28-29, Jean 10:34, Colossiens  2:9), et il n'a pas cherché lui-même à se faire égal à Dieu, contrairement à Adam, au roi de Tyr ou à Hérode. Même si le souffle sacré ne lui a pas été donné avec mesure, il s'est humilié et a pris une "forme de piété" (2 Timothée 3:5). Il est le serviteur d'Ésaïe 53, l'homme qui sert le peuple, y compris les plus pauvres.

Le contraste doit se faire entre "en forme de serviteur", qui n'évoque pas nécessairement un rapport de nature, et "en forme de serviteur". Il est, dans cette même nature humaine, en forme de Dieu et en forme de serviteur. D'ailleurs, le mot "forme" est différent du mot "nature" utilisé dans le 2 Pierre 1:4. Paul n'oppose pas une nature céleste et une nature terrestre. De plus, le mot forme fait très probablement référence à l'apparence extérieure, comme l'indique le mot "forme" dans le verset de Marc 16:12.
Jésus, bien qu'il soit en forme de Dieu, n'a pas cherché la gloire et la richesse des rois du monde, alors qu'il était le roi d'Israël ! Il a d'abord cherché à accomplir la volonté de D.ieu. Étant venu à l'existence comme l'humain (adam), il se présente comme un simple homme (généalogie d'Adam, fils de Dieu, dans la généalogie de Matthieu). Dans cette apparence, il servira le Créateur et les hommes, lavant les pieds de ses disciples. Le prince de paix finira par se faire cracher dessus et mourra pendu au bois comme une bête. Ce passage nous invite à avoir le même esprit d'humilité entre nous (l'esprit du Messie) et n'a aucun rapport avec un changement de nature qui s'oppose à l'histoire de la Bible.

Au verset 7, le lecteur pense qu'il prend la forme d'un serviteur en devenant un humain. La Bible Darby traduit "étant fait comme un homme" au lieu de "devenant comme un homme", cette lecture nous aide à comprendre qu'il n'était pas dans une autre nature avant d'être humain. Dans le contexte, au début du chapitre, il est question de comportement, Jésus ne cherche pas la réputation et prend la forme d'un serviteur, étant fait comme l'humanité (adam). Bien qu'il soit le Messie et le Fils de Dieu, un véritable humain, à la tête de la création dans les pensées de Dieu, il renonce à cette gloire dans le monde juif, apparaissant comme le serviteur parmi le peuple, comme un homme ordinaire.
Pour terminer, mentionnons une explication alternative : Jésus serait en "forme de Dieu" au moment où Paul parle, de ce fait, l'apôtre nous rappellerait son humilité durant les jours de sa chair, ce qui fait de lui ce qu'il est devenu : l'homme glorieux sur les nuées du ciel, en forme d'Elohim.


Colossiens 1:13-17 : l'Éternel est le seul créateur des cieux et de la Terre (Ésaïe 44:24), il est très important de comprendre que Jésus n'était pas à côté de Dieu au moment de la création des cieux et la terre dans le premier chapitre de la Genèse. Il faut accepter de remettre en cause cette croyance, Moïse n'écrit rien au sujet de cet être divin qui était avec Dieu au commencement. Paul ne va pas contredire Moïse sur un point si important. Il s'adressait aux saints à Colosses en leur disant que leur héritage était le royaume du Fils de son amour, comme l'indiquent les prophéties (Daniel 2:45; Matthieu 11:27). Jésus participe ainsi à la création des cieux et de la terre (Ésaïe 56:16; Hébreux 1:10), et joue le rôle de "pivot" de la parole de Dieu dans le Premier Testament. Il porte d'ailleurs le nom de "parole de Dieu", mais il n'est pas la parole de Dieu, par définition.

Le verset 15 écrit que Jésus est le premier-né de toute créature (ou "créatures", car il existe plusieurs créatures), étant l'image du Dieu invisible. L'explication traditionnelle veut nous faire croire que Jésus est Dieu ou la première créature à avoir été engendrée, avant la création de cieux. Ce verset nous dit simplement que l'homme Jésus est devenu le premier engendré de toute créature ou de toute la création en ayant vécu l'engendrement puissant de l'Éternel. Il a reçu l'incorruptibilité et la vie éternelle. Autrement dit, il n'y a ici aucun rapport avec ce que l'on nous enseigne habituellement. Jésus-Christ a la prééminence (avant) sur toutes choses et il est premier en tout, mais évidemment à partir de sa victoire sur la mort (premier-né des morts). L'engendrement du Fils d'Adam, du Fils de David, est décrit dans le Psaume 2, verset 7. Le premier genre humain est terrestre à l'image d'Adam, ensuite, nous avons le spirituel avec le Fils d'Adam devenu un esprit vivifiant (1 Corinthiens 15:45-47), devenu le premier-né engendré, toujours humain.

Au verset 16, le mot grec "dia διά" est traduit par "paŕ" en français, il a le sens de "à travers de, par amour, en raison de". De ce constat, nous pouvons dire que c'est à travers le Christ, pivot de la parole de Dieu, que Éternel accomplit toutes les choses. C'est toujours la parole créatrice en Yeshua (Jésus) qui façonne les cieux et la terre, et la création continue à travers l'homme, Adam, puis Jésus, ils participent à leur niveau, en fonction de leurs capacités. Il faut donc comprendre que l'Eternel est le seul créateur et qu'il crée à travers sa parole qui a été chair, dans l'homme. Dans ce texte, une autre préposition est traduite par "par", c'est le mot grec "en ἐν", que l'on peut traduire par "en/dans".
En conclusion, Jésus n'est donc pas un créateur ou un co-créateur de l'étendue de la terre (Ésaïe 44-24), seul Y.HWH est le créateur par sa parole puissante (Psaumes 33:6). L'homme est le réceptacle de la parole à travers laquelle sont créés les systèmes de choses qui existent, qu'il s'agisse des choses terrestres ou célestes (corps terrestres, corps spirituels, organisation terrestre et céleste de l'Église, dons…). Le but est d'amener toutes les choses créées par Éternel et sa parole dans (grec "en") le Fils, car toutes choses sont faites à travers (grec "dia") lui (2 Corinthiens 5:17, Galates 6:15, Éphésiens 1:4). Dans la création, la différence entre la fonction de Dieu et de Jésus se trouve également dans le verset de 1 Corinthiens 8:6, toutes choses viennent de Dieu l'unique créateur, qui était seul au commencement, et toutes choses sont à travers (dia) le Fils, l'héritier.


1 Timothée 1:17 : ce verset ne fait pas référence à Jésus-Christ, mais à son Dieu et à notre Dieu: le Père. Il est le seul Dieu qui vit aux siècles des siècles. Nous apprenons que YHWH est ontologiquement immortel et incorruptible ; il ne peut donc pas venir dans une nature humaine corruptible et mourir sur une croix (Romains 1:23).
YHWH est invisible et immuable (Jacques 1:17), tandis que Jésus a obtenu l'incorruptibilité (Hébreux 5:7) et a eu un commencement avant d'être le même (Hébreux 13:8).
L'Éternel est lui-même blessé lorsque nous faisons du mal à notre prochain ou à ses enfants (Matthieu 22:37-40 ; Psaume 22:16-17 ; Zacharie 12:10 ; Jean 19:37) et il se réjouit lorsque nous manifestons notre amour pour lui (Galates 6:18 ; Philippiens 1:27 ; Hébreux 9:14 ; Jean 3:16). Dans tous les cas, l'incréé n'est jamais sa propre création.


1 Timothée 3:16 : "Dieu manifesté en chair" ne signifie pas que Dieu s'est transformé en homme, mais qu'il se manifeste à travers l'homme Yeshua (Jésus). D'autres traductions disent "celui qui a été manifesté en chair" et cela ne pose aucun problème non plus, car Dieu était en Christ (Jean 1:1 ; 2 Corinthiens 5:19 ; 1 Corinthiens 6:19).

Le mystère de la piété ne consiste pas en un changement de nature d'un Dieu ou d'un archange, mais en la grandeur de Dieu avec son humble Fils Jésus-Christ, semence d'Abraham, venu par la chair et pas autrement. YHWH ne prend pas d'êtres divins pour faire un Fils dans la chair, mais la semence de l'homme est son Fils !


Hébreux 1:1-14 : les versets 1 et 2 nous expliquent que l'Éternel n'a pas parlé par le Fils avant d'avoir parlé par les prophètes. Le Fils pré-connu, Jésus-Christ, n'existait pas avant Jean-Baptiste, tout comme le prophète Jérémie n'existait pas avant Moïse. Jésus-Christ n'était pas sous la forme de Dieu ou d'un être céleste avant sa naissance dans les Évangiles. Jésus est l'héritier (Éphésiens 1:11) et il n'a pas créé le "monde", mot qui est au pluriel dans le texte grec original et qui peut se traduire par "âges, siècles", comme dans Éphésiens 2:7. Par conséquent, nous pouvons comprendre que l'Éternel a créé les âges, les siècles à travers "dia διά" son Fils. Ce Fils était uniquement dans la pensée du Père au commencement, car Dieu voulait engendrer son Fils parmi les hommes. Et la bonne nouvelle, c'est que l'homme peut vivre auprès de Dieu par Jésus-Christ.

Au verset 3, Jésus est l'emprunte de l'Eternel, car l'esprit lui était donné sans mesure. Ceci se réalise durant la vie de Jésus, pas dans une vie antérieure au ciel. Et au verset 4,
l'envoyé Paul nous apprend qu'il hérite d'un nom plus important que les créatures du ciel ou de la terre, bien qu'il soit originalement fait inférieur aux dieux. En effet, Christ est engendré durant son ministère, il est le fils de Dieu au premier siècle de notre ère ! Le terme  "premier-né" est en relation avec son ministère, le baptême et la résurrection, il est donc fort probable que le moment de l'introduction du premier-né se trouve après la résurrection. Le verset 8 ne dit pas que Jésus est Dieu, il monte sur le trône (gloire) de son père et nous le pouvons aussi (1 Chronique 28:5; Apocalypse 3:21). Ceci correspond à l'élévation spirituelle du roi et de l'homme au Psaume 45:6-7.

Le verset 9 n'appelle pas nécessairement Jésus par "dieu", il peut s'agir d'une répétition du titre "Dieu" pour parler du Dieu de Jésus. Cela dit, les hommes puissants qui font la volonté de Dieu peuvent être appelés "dieux" et "fils du  Très haut" : Psaumes 82:6, Jean 10:35. Le verset 10, 11 et 12 reprennent des versets attribués à Dieu dans le Premier Testament, mais cela ne veut pas dire que Jésus est Dieu selon le contexte de ce chappitre. Le Fils hérité des titres et propriétés de Dieu, mais à son niveau. Par exemple, Dieu a fait les cieux et la terre en laissant Adam être créateur de choses terrestres, de même, Jésus devient créateur de choses plus grandes, participant ainsi à la création des cieux et de la terre (Esaie 65:17, Esaie 51:16, 2 Corinthiens 5:17, Apocalypse 21:5) qui participe à la création. Le Psaume 102, en particulier la fin, représente ce serviteur qui demande à ce que ses fils puisse hériter des caractéristiques de l'Eternel pour continuer à vivre dans sa présence. En Jésus-Christ, cela se réalise, il obtient la vie éternelle.
Dans la section "Question" de ce site internet, vous pouvez lire la même explication de ce verset dans une lettre au format PDF concernant le Proverbes 30:4.


Hebreux 2:6-9 : ce chapitre est étroitement lié au précédent. Il s'agit d'une puissante preuve que le Fils de Dieu et Messie promis devait uniquement être "l'Homme Véritable".
Beaucoup continuent de lire que Jésus s'est abaissé au-dessous des anges comme s'il avait perdu sa nature divine (verset 9), mais l'argumentation de Paul va à l'encontre de ce dogme. En effet, au verset 7, l'apôtre reprend le Psaume 8:4-8 pour nous expliquer que l'homme a été fait inférieur à dieu ou aux anges, dans le contexte de ce chapitre. Paul applique ce psaume, qui concerne l'homme, au Fils de l'homme Jésus-Christ, devenu supérieur à tous les autres noms par son ministère. Il était impératif que le Messie vienne par la semence d'Abraham, car Dieu ne prend pas les créatures célestes. Nous disposons ici d'un puissant argument contre la doctrine païenne des nations (Actes 14:11).


Hébreux 2:17 : l'Éternel n'a jamais voulu que les anges deviennent des hommes et des sacrificateurs. Le Fils de Dieu est un homme par nature, en tout point.
Et le monde à venir est d'abord destiné à l'homme uni à Dieu.


Hébreux 7:3 : Le thème de ce chapitre aborde deux types de sacerdoces : celui des Lévites selon Moïse et celui selon Melchisédech, sacrificateur devant Abraham.
Le verset ne signifie pas que Yéshua (Jésus) était déjà venu sur terre sous le nom de Melchisédech et qu'il n'avait pas de commencement de vie. Jésus a un commencement, ses parents sont Joseph et Marie et il est de la tribu de Judah. Melchisédech avait également des parents, mais ils sont inconnus, il n'appartient donc à aucune tribu enregistrée.
L'apôtre mentionne deux personnages distincts, il ne s'agit donc pas du même personnage et du même sacrificateur. C'est très clair dans le texte :
- Paul n'a pas hésité à enseigner que le sacrificateur Melchisédech serait revenu sous le personnage du nom de Jésus.
- Paul explique, au contraire, que Jésus est un autre sacrificateur qui présente des similitudes avec Melchisédech.

Le point commun entre ces deux personnages est qu'ils peuvent être sacrificateurs du Très-Haut, béni soit-il, sans appartenir au sacerdoce lévitique de Moïse. Melchisédech a introduit un type de sacrificateur avant la formation des douze tribus d'Israël ; il présentait une économie de vie puissante et indépendante du sacerdoce lévitique. Il est le type de Fils que l'Éternel souhaitait au commencement, et il est similaire à Yeshua (Jésus). Le Messie, qui n'appartient pas à la tribu des Lévites, devient souverain sacrificateur, selon l'ordre de Melchisédech. Il est plus grand que lui. Dans la version syriaque de ce verset, nous apprenons que la généalogie de Melchisédech n'est pas enregistrée ; il ne vient pas des reins d'Abraham. Cela ne signifie donc pas qu'il était sans commencement de vie et qu'il n'avait pas de parents. Seul YHWH n'a pas de commencement.


Hébreux 13:8
: Jésus est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Il est le même homme aux yeux de l'Éternel depuis sa naissance, "hier".


1 Jean 1:1-10 : ces versets viennent appuyer nos explications des versets de Jean 1:1-2 et de Genèse 1:1-2. Il est important de faire la différence entre la définition de la Parole de l'Éternel et son association avec l'homme Jésus-Christ. La parole de l'Éternel ne change pas ; elle est la lumière, le chemin, la vie, à travers le Messie engendré au premier siècle de notre ère. La Parole de Dieu n'est pas un être divin qui se serait transformé physiquement en chair. Elle s'est fait chair sans transformation de nature.


1 Jean 4:9 : le terme "envoyé" ne signifie pas que Jésus descend du ciel sur terre en changeant de nature. Je vous invite à lire le chapitre précédent de ce sujet, "Envoyer, descendre du ciel", ainsi que la lettre sur le Proverbe 30, dans la section "Questions" de ce site Internet.


1 Jean 5:7 : Les mots ne se trouvent pas dans les manuscrits grecs anciens.


2 Jean 1:7 : l'expression "venu en chair" ne signifie pas que Jésus existait déjà avant de venir sur terre et qu'il était oint en dehors de la chair. Ce verset affirme que le Messie est "venant" dans la chair et pas autrement, c'est l'homme Jésus qui est le Messie. Dieu voulait que son fils soit ontologiquement un homme véritable.


Apocalypse 3:14 : le mot grec « arche » peut prendre le sens de "principe" ; Jésus est la pierre fondatrice du plan de l'Éternel et du royaume à venir. Jésus n'était surtout pas un dieu présent au commencement de la création.


Apocalypse 21:6 et 22:13 : Jésus-Christ récapitule l'histoire de l'humanité et celle d'Israël, surtout pendant son ministère. L'Alpha (A) et l'Oméga (Z) représentent l'ensemble du travail de l'Éternel chez l'homme, de l'Adam terrestre (dont Jésus) jusqu'à l'homme céleste, spirituel, accompli et incorruptible. Le fils prend des noms et des titres de son Père et notre Père,  mais il n'est pas le créateur ou le maître d'oeuvre de l'univers. L'Alpha pourrait représenter le socle de la vérité et l'Oméga, l'accomplissement.








Un sang précieux et un corps sans défaut ?
Est-il rationnel de penser que le Dieu immortel a fait mourir une partie de lui-même sur du bois ? À quoi servirait-il qu'un dieu ou une créature du ciel se transforme en homme pour mourir ? Jésus-Christ avait-il besoin d'être préexistant pour prendre les péchés passés des hommes ou a-t-il seulement pris ceux de ceux qui se repentaient à son époque ?
Fallait-il un dieu avec une pureté corporelle et un sang précieux, conçu en dehors du péché, pour sauver l'humanité ? Et Jésus a-t-il littéralement pris des péchés dans sa chair ?
Dans le dogme de la Triunité, Dieu est immortel, y compris son Fils, il ne peut donc pas mourir. Il faudrait peut-être revoir l'idée de ce dieu le Fils qui meurt en prenant la nature humaine. La parole de vie (1 Jean 1:1-3) n'a jamais été chair dans le sens où elle était un dieu divin qui est devenu un être de chair. Aucun fils, Dieu ou créature, n'a changé de nature pour devenir le dieu engendré dans la chair. Par définition, selon le dictionnaire et la signification de ce terme dans la Première Alliance, la parole n'est jamais un être céleste, c'est simplement le parler de Dieu que l'on peut recevoir dans la création, communiqué par les prophètes. Le peuple hébreu et Moïse attendaient un véritable homme.
Romains 1:23  et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l'image d'un homme corruptible et d'oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles.

Dieu est juste et peut éprouver le chagrin, son esprit s'attriste lorsqu'il voit le mal ou des êtres innocents mourir (1 Jean 2:24, Zacharie 12:10, Psaumes 78:40, Matthieu 25:40). Cependant, la Bible ne nous raconte pas l'histoire de la venue d'un dieu ou d'un archange qui souffrirait physiquement en versant son sang pour sauver l'humanité. L'immortel Y.HWH peut accorder le pardon gratuitement si nous nous repentons sincèrement, de nombreuses fois les hommes ne sont pas condamnés lorsqu'ils reviennent de tout leur cœur vers lui. Toutefois, il peut également demander justice afin que l'homme se souvienne de son erreur ou qu'il fasse réparation. D.ieu est miséricordieux, mais il est aussi juste. Dans sa liberté, l'homme a créé des rites que Dieu peut reprendre afin que nous en tirions de bons enseignements, c'est le cas des offrandes et des sacrifices. Dieu précise qu'il a horreur des sacrifices humains, par contre, il a accepté ceux qui sont inscrits dans la Loi de Moïse. Nous allons nous focaliser sur les offrandes pour le péché pour rester dans le sujet. Un corps sans défaut et un sang précieux ne signifient pas que le souverain sacrificateur, incorruptible ou non, n'est pas de notre chair et de notre sang, bien au contraire !
1Pierre 1:18  sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l'argent ou de l'or,
1Pierre 1:19  mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache,
1Pierre 1:20  préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous,
1Pierre 1:21  qui, par lui, croyez en Dieu qui l'a ressuscité d'entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu.

Le sang des ancêtres de Jésus, le Fils de l'homme qui est le Fils de Dieu, coulait dans ses veines (Luc 3:38). Le Messie est ontologiquement du genre humain, il est littéralement venu par la semence d'Abraham (selon la chair). Le Messie devait venir de la race ou de l'âme adamique, avant d'être engendré du Très-Haut, béni soit-il. L'âme de la chair est dans le sang (Lévitique 17:11), raconter qu'un dieu serait venu dans une chair et un sang différents irait complètement à l'encontre des lois de la création et du projet de l'Éternel.
Yeshua devait être un homme véritable pour réussir là où le premier genre humain avait échoué dans le jardin symbolique d'Éden, il ne sauve pas toute l'humanité et tous ceux qui sont perdus, mais il rétablit ce qui a été perdu. Bien qu'il vivait dansune chair périssable, le pardon et la puissance de vie de l'Éternel allaient empêcher la mort de le retenir dans le séjour des morts, car l'esprit qu'il avait reçu est le chemin, la vérité, et la vie. Seuls des êtres de chair et de sang reçoivent l'onction et peuvent devenir sacrificateurs afn d'offrir quelque chose à l'Éternel. Si le premier genre humain est devenu une âme vivante et offrait des fruits et des bêtes, le nouvel homme offre tout son être à son Père.
Romains 8:3  car ce qui était impossible à la loi, en ce qu'elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour le péché, a condamné le péché dans la chair;

Nous sommes en train de remettre en question deux mille ans d'une tradition qui veut que le Messie soit un dieu du ciel inconnue ! Les traductions grecques du IV ème siècle ont été influencées par le dogme de la Trinité et de la dyade divine du Père et du Fils, oubliant que le Fils de Dieu et Messie promis de la pensée hébraïque est par nature un véritable homme qui s'unit à au seul Dieu, le plus grand prophète et le roi d'Israël. Aucun sang n'a le pouvoir magique de pardonner les péchés, c'est la repentance sincère, la parole et le souffle sacré qui nous transforment et nous permettent de devenir Fils de Dieu. Autrement dit, aucune créature ne peut prendre les péchés, quelle que soit sa sainteté. Même un être divin qui usurperait les rôles du vrai Dieu lors de la création ne serait pas capable de verser un sang humain pour pardonner les péchés de l'humanité. Dans la Loi, les animaux offerts en sacrifice ne prenaient pas les péchés dans leur chair, le mot "péché" en hébreu et en grec ("chattâ'hâ חַטָּאָה" ou "hamartia ἁμαρτία") peut porter le sens de "offrane du péché" (salaire). La repentance est impérative, le rituel avait un impact sur la conscience du peuple, et le sacrifiateur et la bête montraient le salaire des erreurs.
2Corinthiens 5:21  Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait péché (offrande du péché) pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.

Levitique 5:12  Et il l'apportera au sacrificateur, et le sacrificateur en prendra une pleine poignée pour mémorial, et la fera fumer sur l'autel sur les sacrifices faits par feu à l'Éternel: c'est un sacrifice pour le péché.

Hebreux 9:13  Car si le sang de boucs et de taureaux, -et la cendre d'une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, -sanctifie pour la pureté de la chair,

Hebreux 9:14  combien plus le sang du Christ, qui, par l'Esprit éternel, s'est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant!

Hebreux 10:3  Mais il y a dans ces sacrifices, chaque année, un acte remémoratif de péchés.
Hebreux 10:4  Car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés.
Hebreux 10:5  C'est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit: "Tu n'as pas voulu de sacrifice ni d'offrande, mais tu m'as formé un corps.

1 Jean 5:17  Toute iniquité est péché, et il y a tel péché qui n'est pas à la mort.


La ruach ou le souffle saint sanctifie et donne de la valeur à notre âme, à notre sang, aux yeux de D.ieu (Luc 1:35 ; Actes 10:38). Le Messie promis possède un sang précieux car son être est tourné vers l'Éternel, à l'image de la parole de Dieu était tournée vers Dieu en Jean 1:1. Grâce à l'esprit de Y.HWH, cet homme est pur, nous n'avons pas besoin d'un dieu qui descend dans la chair, car le but de la création est que le Fils de l'homme soit le Fils de Dieu. Jésus est semblable à un agneau, car il n'a pas commis d'erreurs en lien à la Loi, le mauvais penchant de l'homme ne l'a pas atteint dès lors qu'il a su faire la différence entre le bien et le mal. Si Jésus avait une "chair semblable au péché", cela ne veut pas dire qu'il n'avait pas une chair comme la nôtre, mais qu'il n'avait pas transgressé la Loi, il l'accomplissait parfaitement, bien qu'il soit dans notre chair périssable. Y.HWH était avec cet homme qui a été crucifié (Actes 2:36), si vous lisez parfois que le Messie est "dieu" ou "fils de Dieu", il faut bien comprendre que les hommes sont appelés à devenir "dieu" ou "Fils de Dieu" en recevant la parole qui sanctifie (Jean 10:35, Éphésiens 5:25-26) afin de marcher dans les voies du Créateur, par la foi et les œuvres.
Romain 8:2 car la loi de l'esprit de vie dans le Christ Jésus, m'a affranchi de la loi du péché et de la mort;
Romain 8:3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu'elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour le péché, a condamné le péché dans la chair;
Romain 8:4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon la chair, mais selon l' esprit.

Hebreux 5:7-9  qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoiqu'il fût Fils, a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes; et ayant été consommé, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur du salut éternel,

Le Créateur n'est pas un dieu qui souhaite assouvir sa soif de sang par des sacrifices de créatures célestes, d'hommes et d'animaux, à la manière de certains peuples. Y.HWH, en voyant ce rite humain, en donnera un sens : "Je prends plaisir à vos offrandes, mais ne péchez pas, consacrez-vous à me faire plaisir, car je suis votre Père".
Dans le jardin d'Éden, le fait de tuer une bête pour couvrir la nudité de l'homme montrait que ce dernier s'était laissé envahir par la pensée animale. Abel et Caïn faisaient des offrandes et l'un offrit quelque chose de plus précieux que l'autre. Ces deux exemples n'ont pas vraiment rapport avec une mort de Jésus qui expie les péchés de l'humanité. Celui qui aime et donne sa vie pour Dieu et ses amis, accomplit parfaitement la Loi et offre bien plus que le sacerdoce lévitique, car il ne pèche pas (ne manque pas le but). Le mot hébreu pour sacrifice est "korban", ce qui signifie "approcher, apporter". Nous devons ainsi apporter notre être tout entier (2 Corinthiens 3:6-8, Hébreux 3 ; Hébreux 10:3-4). Sur mon site internet, dans le sujet sur la loi de l'esprit, j'explique que la circoncision selon la chair est aussi une pratique des peuples que la ruach tente de faire disparaître.
Hébreux 10:8-10  Ayant dit plus haut: "Tu n'as pas voulu de sacrifices, ni d'offrandes, ni d'holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n'y as pas pris plaisir" -lesquels sont offerts selon la loi, alors il dit: "Voici, je viens pour faire ta volonté". Il ôte le premier afin d'établir le second. C'est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus Christ faite une fois.

Deutéronome 6:4  Écoute, Israël: YHWH, notre Dieu, est un seul YHWH.
Deutéronome 6:5  Et tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, et de toute ton âme, et de toute ta force.
(Matthieu 22:37-39).


Mise à jour : Les arguments ont été préservés.
- Reformulation de phrases pour une meilleure lecture (Mars 2026)
- Dans le dernier chapitre, nouvel ordre des paragraphes pour l'argumentation (Mars 2026)
¹Manuscrit de la mer morte : "Naissance de Noé" et "Hénoch"
²Manuscrit Syriaque n° 14658 du British Museum.
³"La guerre des Juifs" de l'historien juif Flavus Joseph.
Ancien texte Syriaque Synaiticus.
L'Evangile de Matthieu Shem Tov.
"L'Evangile selon Iéhohanan", Claude Tresmontant, 1994.

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Kévin Fouquere, aussi appelé Yohanan,
Juin 2015